Plus de soucis avec le DF, le tube guide chaine a été recollé sur le carter et depuis tout se passe bien et plus de sauts de chaine.
Y a pas grand chose à dire hormis que c'est toujours un plaisir de monter à bord.
Première crevaison à l'avant droit (Km 2330), un bout de verre et une crevaison lente. Belle frayeur en arrivant un peu vite dans un rond point quand le DF n'a pas voulu tourner à gauche. Réparation un peu lente (20 mn), j'ai pas encore pris l'habitude.
Vidéo du 1er décembre sur mon parcours habituel de 60 Kms.
J'ai eu un petit problème bien connu des possesseurs de DF :
- Le tube guide chaîne collé sur la pièce carbone qui protège la roulette située sous le siège s'est décollé, la chaîne est sortie de la roulette et est venue abimer la pièce en carbone. J'ai repositionné le tube et l'ai serré sur la pièce en carbone avec un collier rilsan sans trop serrer pour que la chaîne passe librement dans le tube. Pour le moment, je n'ai plus de déraillement de la chaîne avec cette roulette.
- La position de mon siège me convient pour le moment, j'ai trouvé une bonne position pour mes débuts, mais je pense passer à une position plus allongée par la suite.
- J'ai trouvé que le pédalier était bien trop près finalement, en comparant avec mon TD, il me manquait 3 cm. J'ai donc reculé le pédalier de 2 cm, mes jambes seront mieux tendues, et mes cuisses ne vont plus crier après une sortie à 37 de moyenne. Pas évident de bricoler dans le DF mais finalement je n'ai pas mis trop de temps et c'est assez simple à réaliser. La chaîne est ainsi mieux tendue. Ymte m'avait dit de vérifier ce point et je pense qu'il y aura moins de problèmes avec la chaîne.
- J'ai enfin régler le dérailleur avant, il n'était pas bien réglé et ça frottait un peu, bon là je chipote. Petit essai demain, en version promenade (enfin normalement !!), pour vérifier que tout est Ok.
- Après 900 Km la cassette est encore très propre, aucune exposition à l'extérieur. J'ai juste dégraissé la chaîne puis lubrifié à nouveau, elle est tout propre est prête pour le CLM de Paladru de samedi, où je vise entre 45 et 48 de moy, si les jambes sont bonnes et que je n'ai pas de problèmes.
Petite astuce :
J'ai 56x34 devant avec une cassette de 11x28. Du fait de la grande différence entre les 2 plateaux, il faut bien penser à se placer en milieu de cassette ou même sur le plus grand pignon quand on passe du grand au petit plateau. Si on passe de 56x11/12 ou 13 à 34x11/12 ou 13 par exemple, la chaîne se détend vraiment beaucoup trop et la chaîne a de grandes chances de sortir des roulettes. J'applique cette méthode et pour le moment je ne déraille plus.
Reste à faire :
Il ne me reste plus qu'à trouver pourquoi je n'arrive pas à passer sur le 28 de ma cassette, j'ai donné un peu de mou sur la butée haute de la cassette et on verra demain si ça passe. Sinon reste la solution de décaler le bras oscillant en jouant sur des rondelles de calage et ainsi décaler le bras/cassette/dérailleur du garde boue carbone. Cette solution est à envisager seulement si je ne trouve pas le bon réglage avec la position actuelle du bras oscillant, car j'ai pas trop envie de démonter ce bras oscillant après seulement 900 Km.
Ce matin, il fait gris et frais, le temps idéal pour faire du vélomobile.
Toussieu/Lagnieu
Je pars sur un parcours que je connais bien, direction Crémieu pour rejoindre Lagnieu. Le parcours est assez roulant, mais il y a quand quelques bosses à passer, c'est un simple aller/retour.
Ce parcours est idéal pour laisser rouler le DF, et j'en suis plutôt satisfait, j'ai repris un semblant de forme, et je commence vraiment à apprécier ce vélomobile.
2 points à noter tout de même, la chaine est sortie 2 fois de la roulette avant située juste devant le siège, la 1ère fois la chaine s'est replacée d'elle même, la 2è fois, j'ai dû la remettre moi même, rien de grave. La 2è chose qui m'embête et dont j'ai fais part à Joël, c'est le dérailleur arrière qui est bien réglé mais qui ne passe pas sur le 28, j'ai eu beau régler la butée haute, rien à faire, le dérailleur vient en butée sur le carbone protégeant de la roue arrière.
Arrivé bien plus tôt que prévu ( attente de 5 mois, merci Cycles JV-Fenioux), je suis allé le chercher le 4 septembre au Mans, Joel me l'a préparé aux petits oignons, en fait je n'avais plus qu'à monter dedans, le pédalier étant déjà à la bonne longueur.
Description :
DF XL n°32
Couleur : Orange
plateaux : 56x34
Cassette : 11x28
Poids : environ 23 Kg
Pneus : Durano 28/406 AV et 35/559 AR
Faisceau électrique complet
1 phare 80 lux
Tiller (très sensible à mon goût, je vais m'habituer)
1 prise USB
Tambours de 90 mm
Après 3 sorties, je cherche la position idéale du siège, je vais encore chercher pour trouver LA position dans laquelle je sens le mieux.
1 ères impressions :
Les 1ers kms, j'ai les fouettes, je ne me sens pas du tout à l'aise, trop crispé sur le tiller, et je fais quelques écarts sur la route. Puis je me décontracte, je commence à appuyer plus fort, et là........mais quel pied !!!!
Ca vient doucement :
Après 3 sorties je suis maintenant à l'aise, mais pas question de faire le foufou.
En descente, je le laisse filer à partir de 55 km/h, il prend de la vitesse tout seul et je me concentre sur le tiller.
Sur le plat....c'est juste incroyable. Vent de face, on s'en fout, on pousse sur les pédales et ça avance tout seul. 40 Km/h, c'est la vitesse de promenade, 50 Km/h avec un peu plus d'entrainement, ce sera la vitesse de croisière, si la route descend légèrement ( 1% ), facile d'emmener le 56x11 et là le paysage défile vraiment vite......"notre vitesse actuelle est de 55/60 Km/h".
En montée, si la pente est de 3 à 4 %, je pense que je monte aussi vite qu'avec le TD, par contre au delà de 5%, il faut être patient.....( mais on a pris tellement d'avance sur le plat....).
Changement de configuration sur le TD 700.
Passage en compact (50/34) et cassette 11 vitesses (11/28). Bar ends et nouvelle roue Ksyrium SLS.
Pas mal du tout.
Petit test sur mon parcours habituel (65 Km pour 505m de D+), quand j'ai pas trop de temps devant moi. J'en profite pour passer les 50 000 Km en VC.
Intégration du logiciel Virb Edit aux vidéos.
Grand changement a venir pour la fin de l'année, passage au VM, avec un très joli DF XL orange.
Le départ de ce BRM est donné à 16H, je sais que ça être difficile pour moi, car je n'ai que 1480 Km au compteur et je n'ai pas roulé durant ce dernier mois.
Après quelques Km, ça semble aller et je retrouve Zinzin que j'avais prévenu de ma participation à ce brevet. On papote, il me raconte ces dernières constructions, dont un Toxy et les modifications qu'il a fait sur son TD700 qui est maintenant suspendu. Peu après Thoissey, Zinzin fait demi-tour et rentre chez lui.
Les difficultés commencent, d'abord le col du fût d'avenas, il fait chaud et je commence déjà à avoir mal aux jambes. Ensuite les genoux commencent à être douloureux ainsi que le tendon d'Achille jambe gauche. Je poursuis ma route, souvent seul sur ce 400. La nuit arrive enfin, au moins je ne vais pas voir quand la route s'élève. Il n'y a pas un seul nuage, le vent s'est bien calmé, mais il commence à faire froid dans les descentes. Je passe les contrôles les uns après les autres. A Bligny/Ouches une bonne côte m'attend, je la trouve pourtant moins longue qu'il y a 4 ans, dans la descente qui suit, vers Beaune, je suis frigorifié dans la partie boisée et quand j'arrive dans la partie urbaine j'ai l'impression que quelqu'un a mis le chauffage.
Malgré le Gps, je perds ma route 3 fois, ce qui me vaudra 15 Km supplémentaires. Je retrouve 2 compagnons de route peu avant St jean-de-losne où nous nous arrêtons dans une boulangerie, puis nous dirigeons dans une auberge pour prendre un grand bol de chocolat chaud. Après 30 minutes de pause, nous repartons pour la partie la plus facile sur le papier. 110 Km, assez plat, et normalement vent de dos.
Comme mes jambes ne suivent pas bien, ces 110 km auront été extrêmement longs, et la moindre bosse se passe difficilement, qui plus est, le vent est tourbillonnant et non de dos. J'arrive à 13h10, soit 21h10 pour faire 415 Km pour environ 3700 m de D+.
Je me pose à l'arrivée et discute avec l'organisatrice, le 1er est arrivé à 8h15 du matin (waouuhh), il devait pas avoir mal aux jambes lui, puis durant les 20 minutes suivantes 7 ou 8 randonneurs arrivent à leur tour.
En arrivant chez moi, après 1h de route en voiture, je m'écroule à côté de la voiture, la tête qui tourne, la nausée, et boum, un pâté de posé, puis un 2ème, je suis vraiment pas bien. J'arrive tant bien que mal à m'allonger et je dors 4H30.
A mon réveil, j'ai mal partout mais ça va mieux. Je me suis promis d'arrêter la longue distance, mais je me connais.......avec un entraînement sérieux, ça ira beaucoup mieux.
Samedi 06 Octobre, un rendez-vous de l'année qui rassemble beaucoup de VC, le CLM de Paladru, j'ai pas la forme cette année, mais qu'importe, je prends le départ, comme ça j'ai une excuse pour faire l'aller/retour depuis Lyon, plus le CLM
Une bonne trentaine de VC au départ soit plus de 10% du total des inscrits au CLM de Paladru.
Départ assez tôt avec M(athieu) de Lyon, on prendra la route habituelle, c'est à dire, Bourgoin, La tour du pin, Les abrets, puis après LA côte de ce parcours, on arrivera aux abords du lac.
Ensuite vient la course, j'ai prévu de rouler au maximum de ce que je peux, sachant que j'ai le retour à Lyon à faire, et l'aller déjà dans les jambes, alors ça donne un temps plus que moyen, mais bon, l'important n'est-il pas de se faire plaisir ? A noter les deux 1ères places au scratch pour Geoffroy et Marc qui bouclent le tour à plus de 47 km/h de moy, ça fait rêver. Résultats du CLM
Il est 15H30, le ciel se charge un peu de nuages d'altitude, la pluie semble annoncée pour la soirée. Nous (M, Franck Eric et moi) quittons la joyeuse troupe et prenons la route que La Vipère nous a indiqué. C'est certes vallonné, mais quel pied cette route. Lac de Paladru/ Le Pin/Virieu/La tour du Pin. M(athieu) nous abandonne à La tour du pin, son genou lui demandant de reprendre le train. Nous roulons ensuite avec Franck Eric vers Bourgoin, puis à hauteur de Saint Quentin Fallavier Franck Eric tourne pour rejoindre son domicile, moi étant assez loin derrière, je tente en vain de le rejoindre pour lui dire que je continue tout droit vers Lyon.
Bilan de la journée : 177 km à 30 de moy et beaucoup de plaisir à retrouver tous ces bentradieux.
Ma 3è participation pour ces 24H du plateau d'Albion, et 1ère participation en équipe.
Tout d'abord, merci aux organisateurs de l'AFB, à la légion qui nous accueille toujours dans la bonne humeur avec une préparation de la piste irréprochable et une mise à disposition des locaux (douches, tentes, points d'eau, parking, etc...), aux participants, à JoelV pour son exposition et son dévouement pour le développement du vélomobile en france (pour avoir discuté un peu avec lui, c'est un investissement énorme en temps, en argent, en déplacements, et en plus d'être gentil, il connaît très bien son affaire), ainsi qu'à sa participation avec son fils en MILAN.
Je suis en équipe avec Seb, nous sommes que 2 alors qu'on pourrait faire équipe à 3, mais on doit respecter la tradition, c'est à dire une équipe de normands.
Le départ est lancé à 10H20 et c'est moi qui m'y colle, Serge part comme un avion, et on lui colle à la roue avec Marcel, j'ai déjà le souffle coupé alors qu'on vient de faire un sprint pour rejoindre Serge. Puis on se retrouve rapidement que 2 avec Marcel, on roule pas mal malgré la chaleur et le vent du sud qui nous pénalise dans la grande ligne droite du retour et qui nous avantage pas du tout dans la partie haute et boisée.
On a décidé avec Seb, de faire des relais de 1H, puis on verra pour la nuit. Marcel s'arrête soudain pour passer un relais, je continue et quand je passe à mon tour le relais nous avons déjà un peu d'avance, je termine cette première heure à environ 37 de moyenne. Seb part à son tour et il roule aussi très vite. Les heures passent et nous avons tous très chaud (il doit faire environ 36°), et le jet d'eau installé par la légion peu après les stands est très apprécié.
Nous avons maintenant 3 tours d'avance sur la 2è équipe composée de (Marcel, Zvonimir et Didier). Malgré que nous ne soyons que 2, nous reprenons du temps aux différentes équipes, seul Marcel nous pose un problème, il roule très fort. En fin d'A.M, j'ai un gros coup de mou durant mon relais, j'ai faim et le relais de Seb arrive au bon moment. Durant ma pause, je mange et ça ira beaucoup mieux par la suite.
La nuit arrive, le vent se calme et la fraîcheur est bien présente, ouf. Ca va mieux, mais on augmente pas pour autant notre vitesse moyenne. D'une part parce que je n'ai pas la même forme que l'an passé, contrairement à Seb qui roule comme un avion, et d'autre part parce que il fait nuit noire, et malgré nos éclairages puissants, il faut faire attention.
Les relais se passent bien, nous faisons 1 relais chacun de 2H (00h00/04h00), ce qui me permettra de dormir 2 fois 1 heure (en zappant un peu sans le vouloir le départ de mon 2è relais, mais je me suis endormi après avoir éteint mon réveil). Seb ne dormira pas, car il doit bricoler son éclairage qui bouge sans cesse. Le classement a bougé durant la nuit et au petit matin, nous avons 7 ou 8 tours d'avance sur l'équipe de Marcel. Sauf gros soucis, ça doit être bon.
Le soleil revient ainsi qu'un petit vent du sud qui n'est pas encore trop pénalisant. On poursuit nos relais à un bon rythme, et la fin de mon dernier relais arrive, j'arrive encore à rouler correctement, mais j'ai vraiment pas eu l'impression de pouvoir donner tout ce que je pouvais donner, mon manque d'entraînement cette année ce fait ressentir. Nous avons maintenant 10 tours d'avance (environ 54 km) et Seb part pour son dernier relais d'une petite heure, puis le décompte arrive, tous les participants qui sont encore sur la piste terminent leur tour non sans appuyer, car pour la 2è place ça semble serré. L'équipe normande a encore frappé et termine 1ère (754 km). Finalement l'équipe (Marcel, Zvonimir, Didier) conserve la 2è place (700 km), pour 1/2 tour d'avance sur la 3è équipe (TDR - Théo/Didier/Roland) (700 km).
En solo, Mika est impressionnant de régularité, il gagne (636 km à plus de 26 de moy) devant le célèbre Hervé LeDU (567 km), et le non moins impressionnant et très sympathique Pimprenelle termine 3è (535 km), d'ailleurs ce serait bien que ce dernier vienne au prochain PBP car il semble aimer la longue distance et il est taillé pour cette épreuve.
Parcours vallonné pour Sabine, Alex, François (Mango +) et moi. Nous partons vers 8H30 de Lyon, passons à Bourgoin, puis les Abrets et arrivons au lac de paladru. On y retrouve Oggy (Quest) qui nous attend sur le bord de la route. Puis peu après c'est La vipère qui arrive en trike. Nous mangeons au bord du lac, puis xael et la vipère vont prendre un bain. La Vipère nous montre le chemin pour le retour, il est déjà 15h40 et encore 80 km à faire. Je décide de prendre le large avec François, d'abord avec vent de face et de côté jusqu'à 6 km avant St Jean de Bournais, puis vent de dos pour finir notre retour sur Lyon. Ce retour a été relativement rapide avec François, j'ai été plus gêné que lui par le vent dans la 1ère partie (un des avantages du VM), puis vent de dos on roule vraiment vite, les km défilent, les faux plats montants sont avalés à 38/40 km/h, les descendants entre 55/60 km/h. Deux ou trois taupinières à gravir sur ce retour avec une forte chaleur.
Une bien belle journée s'annonce, c'est aujourd'hui que je passe les 40 000 Km en vélo couché, je sors du boulot, il est 6H. Je rentre chez moi, après être passé chez le boulanger, je déjeune, il est déjà 7H. Je dors 20 min et à 7H30 le réveil sonne, c'est l'heure de se préparer. Je pars à 8H05, direction Mions où sera le départ du rallye de "La Miolande". J'y retrouve, Christophe (VD), Serge (VD), Michel (Trike), Alain (VK2), et Franck-Eric (Baron Xlow) et moi bien sur toujours avec le TD rouge. Nous partons pour faire le 80 Km, le rallye s'annonce sous de beaux rayons de soleil, la suite en image.
on retrouve Gérald qui fait la route avec nous jusqu'à Tournon, puis il prend la direction de Lamastre pour un WE en famille. Alex et moi continuons sur la ViaRhôna jusqu'à Valence, qui devient de plus en plus belle (malgré les racines par endroits). Après quelques victuailles à Valence, le début du retour vers Lyon est difficile pour Alex puisqu'il ressent une vive douleur sur le côté d'un genou (sans doute un mauvais positionnement de la cale de la chaussure). Nous rentrons tranquillement par la N86 un moment, puis par la ViaRhôna. 245 km pour moi et sans doute un peu plus pour Alex.
Le parcours semble sympathique, alors je me décide pour faire ce 200 km malgré un entrainement plus qu'incertain depuis le début de l'année, soit 450 km.
Réveil à 4H00, puis je fais la route pour arriver au lieu de départ, tout le monde arrive et nous ne sommes pas moins de 10 Bentradieux, l'ambiance est très sympa.
7H, Jean-Philippe qui organise les magnifiques BRM de Grenoble donne le départ, ça part tranquille. Nous longeons l'Isère par la piste cyclable, il ne fait vraiment pas chaud, mais ça ira mieux quand le soleil pointera ses rayons. Au bout de la piste toute plate, on se regroupe et nous montons vers Vinay, 1er contrôle au Km 40, il est 9H00. Je sens déjà le manque d'entrainement, 10 km après Vinay, j'accélère un peu pour faire tourner les jambes. J'arrive en haut du col de Toutes Aures (alt 628m), j'attends un peu puis je repars avec un groupe de VD. Ca se réchauffe un peu même si les descentes sont frisquettes. Je ne vois personne des VC revenir derrière. Vers le grand Lemps, nous entamons la 2è montée de la journée, j'arrive à proximité du col de la Rossatière (alt 550m) sans trop de mal. A 12H10, je pointe à Morestel dans une boulangerie, 2è contrôle de la journée, il fait beau et bon au soleil, je me réchauffe un peu puis je repars. Ce matin, nous avions un léger vent de face et en ce début d'A.M, il commence à être de dos. J'arrive au C3 à Novalaise à 14H20 environ où je pointe dans un restaurant, je bois un coup en terrasse en profitant de me réchauffer au soleil. La petite descente suivante nous mène au Lac d'Aiguebelettte, nous faisons la route par son côté est, il fait bon et je profite un peu en trainant au bord du lac. Ce magnifique panorama s'éloigne maintenant et à Aiguebelette le lac, on commence une montée qui nous mène à Attignat Poncin, ce n'est pas très difficile malgré des passages à 8 ou 9 % je pense, mais au Km 160, je sens que les jambes tricotent un peu comme elles veulent, bref ce n'est pas la forme . La descente suivante vers Les Echelles est sympathique, on descend une petite route au soleil et c'est très agréable. Enfin dernière montée vers le Col de la Placette, encore une fois j'ai du mal et les derniers Km me paraissent bien longs. Dans la descente de ce même col, je me fais plaisir en montant à 74 km/h maxi car le revêtement est parfait, la sensation de l'enchainement des virages en VC est plutôt agréable.
J'arrive maintenant à Voreppe, je retrouve la digue et la voie cyclable et j'arrive au point d'arrivée où Jean-Philippe attend avec une multitude de victuailles.
J'avais demandé à ce qu'on me réveille à 5h30 au dortoir de Brest, mais il est 5h00 quand je me réveille. Mika est parti à 4h00, il doit déjà être dans le Roc Trévezel. Je pars tranquillement à 5h30, et je retrouve un petit groupe pour ces premiers km. Il doit être 6h00, et ça sent bon le pain frais et les croissants, je m'arrête acheter des croissants dans une boulangerie. Je repars en mangeant mes croissants tout en roulant. Je monte maintenant le roc Trévezel et je vois une multitude de cyclos qui roulent vers Brest. Je croise Lymasse, Carenca, Bandicoot et Schuss, je suis content de voir que tout le monde est encore sur la route. J'arrive en haut du roc Trévezel et j'entame la longue descente. Plus loin je vois Gruig qui roule vers Brest et qui est parti de Guyancourt lundi matin, il semble bien rouler. Je roule plutôt bien ce matin, et je ne ressens aucune trace du trajet aller. J'arrive à Carhaix - C7 (km 703) à 9h26. Je pointe mon carnet de route et en repartant je croise Marcel qui est en direction de Brest. Il me dit qu'il a eu beaucoup de pluie et d'orages. Je fais le plein des bidons et je reprends la route. 20 km après Carhaix, je sens que ça ne va pas trop bien sur le vélo, une soudure sur un hauban à côté de ma cuisse droite vient de casser. Je peux rouler, mais ça m'inquiète un peu. Un Danois m'accompagne dans ma galère. Nous arrivons à St Nicolas du Pelem où je demande s'il y a de quoi souder au point accueil, on me dit que non mais qu'il y a un garage à Corlay, 7 km plus loin où je peux sans doute faire réparer. Le Danois qui m'a attendu et qui n'a rien compris à la conversation voit mon grand sourire et comprend que je vais pouvoir réparer, il sourit à son tour. Il me dit : "lucky man" et on rigole. Nous arrivons à Corlay et on trouve le garage, je remercie le Danois qui poursuit sa route, je ne le reverrai plus.
30 mn plus tard la soudure est faite, je remercie le soudeur et je reprends la route. Le moral est au beau fixe et le beau est maintenant stable quand je pousse sur les pédales. Hormis le petit plateau qui ne passe plus à cause du câble qui a du se détendre, tout va bien. Je passe quelques bosses en remontant des cyclos puis j'arrive à Loudéac - C8 (km 782) à 13h26. Tout va bien côté vélo, physique et mental. Je passe au campement AFB pour dire bonjour et je vois Serge qui est là, il m'annonce son abandon, je suis surpris et triste pour lui. Je repars après 10 mn d'arrêt. Cette portion qui arrive est plus roulante, je vais pouvoir accélérer un peu. Je retrouve l'allemand avec son vélomobile Milan blanc que j'avais laissé la veille au soir à Brest, nous roulons ensemble pendant de longs km, tantôt lui devant, tantôt moi. Quand une côte plus longue pointe son nez, je reprends un peu d'avance. Nous allons jouer au chat et à la souris toute l'après-midi et comme on ne peut pas discuter (il ne parle pas anglais et je ne parle pas allemand), on se comprend avec des regards et des gestes. Nous arrivons à Tinténiac - C9 (km 867) à 16H40, nous pointons ensemble et des autochtones regardent l'intérieur de son Milan. Le ciel est maintenant bien noir mais le vent que nous avons dans le dos pousse les nuages et il ne pleut toujours pas. Ca avance toujours bien, mais en fin d'après-midi, les gouttes commencent à tomber, puis c'est une bonne douche. Je m'arrête sous un arbre pour enfiler mon vêtement de protection pluie, je repars et 3 km plus loin, la douche est terminée, la route est même sèche par endroit.
Je retrouve de nouveau mon allemand et nous continuons notre petit jeu dans cette partie bien roulante jusqu'à Fougères - C10 (km 921) où j'arrive à 18h56. Je profite de l'heure pour passer au self du contrôle, je mange avant la nuit. Un bon repas, salade de riz en entrée et poulet/frites, me voilà bien remplit pour la suite du parcours. Je repars vers 19h45 et je suis vraiment bien, cet arrêt m'a permis de me remplir le ventre et de reposer les jambes. A Gorron, le vélo a de nouveau un problème, la soudure vient de casser de nouveau....pas de panique.....dans 50 km c'est le contrôle de Villaines-la-Juhel et je vais bien trouver une solution. Je fais ces 50 km à un bon rythme car le relief n'est pas très marqué et je peux pousser un peu sur les pédales. J'arrive enfin à Villaines-la-Juhel - C11 (km 1009) à23h20, je pointe mon carnet de route, m'achète des victuailles pour la nuit et en repartant, je m'arrête voir le mécano, il aura sans doute une idée. N'ayant pas de quoi souder, il me fixe un collier large qui prend les 2 haubans, ça ne bouge plus et je peux continuer mon aventure après l'avoir remercié.
Cette réparation de fortune vient au bon moment, nous arrivons dans le Perche, là où la pétanque est inconnue. Effectivement, il n'y a pas un seul endroit de plat dans le perche et il va falloir appuyer plus fort sur les pédales. Après une longue remontée du Perche, j'arrive enfin à Mortagne au Perche - C12 (km 1090) à 3h20. Le point de contrôle est vraiment sympa, il y fait bien chaud et des cyclos dorment dans la grande salle. Je reste au bar pour prendre un grand bol de café. Je reste 20 bonnes minutes et je discute avec un gars de l'organisation qui me dit qu'il n'y a que 500 cyclos environ qui sont passés à Mortagne. Je suis donc très en avance sur mes prévisions. Ma formule qui est de rouler au train et réduire les arrêts aux contrôles fonctionne bien, puisque le physique suit et que j'ai pris beaucoup d'avance sur mes prévisions. Il me reste 32H pour faire les 140 derniers km. Tant que j'y suis, autant essayer de faire un bon temps. Je reprends la route. Quelques bosses encore à avaler et on descend sur un plateau. Je dépasse une dizaine de cyclos qui ne tardent pas à me retrouver sur le plat un peu plus loin. Nous sommes 9, il y a un Slovène, un américain, 2 canadiens et 4 autres non identifiés.
Le rythme est très soutenu, je suis dans l'aspiration à l'arrière du groupe et le compteur oscille entre 45 et 50 km/h sur le plat. Je dois lever le pied, ça va beaucoup trop vite pour moi. Le jour pointe son nez quand j'arrive à Dreux - C13 (km 1165) à 6h41. En arrivant au point de contrôle, j'ai du mal à descendre du vélo, cette course poursuite après plus de 1100 km dans les jambes m'a vraiment fait mal aux jambes. Je pointe mon carnet, je mange un peu et je repars après 20 mn d'arrêt. La reprise est difficile, j'ai très mal au tendon d'Achille de la jambe droite. Après quelques km, ça va un peu mieux et le rythme s'accélère un peu. Les km défilent finalement assez vite, la dernière côte du côté d'Elancourt, je profite de regarder les belles demeurent ainsi que les chevaux qui courent dans les prés. Je suis félicité par des cyclos qui font leur petit tour, ça sent la fin. J'arrive maintenant dans Guyancourt, il est relativement tôt ce mercredi matin, je me tape la série de feux tricolores avant l'arrivée, puis j'arrive aux rond point devant le gymnase des droits de l'homme en compagnie d'un cyclo Allemand. Je passe la fameuse planche, je me rends compte que c'est"déjà" terminé. Je range mon vélo et je vais faire pointer. Mika est là, il est arrivé il y a 50 mn.
Bilan : Brest-Paris
610 kms en 28h20, physique Ok sauf tendon d'Achille jambe droite, cheville gonflée, le vélo a tenu jusqu'au bout et il a mérité de se reposer un peu.
Les affaires sont prêtes ainsi que le vélo. Je prends la route direction de Guyancourt. J'arrive sur place vers 12h30, il y a déjà du monde, mais je trouve facilement de la place pour me garer. Je vois Lymasse, Rayspeed et Gruig, ils viennent du contrôle vélo et je vais en faire de même. Le contrôle du vélo est rapide ainsi que le retrait du dossier. Je file maintenant vers la base de loisir pour y installer ma tente, puis je retourne au Gymnase des droits de l'homme pour y faire des photos avec tous les vélo couchés. J'y retrouve des têtes connues.
Les heures défilent, il est 19h00 environ, je dois retourner au camping. Je prends la route que j'ai pris en voiture car je n'ai pas trouvé la piste cyclable qui rejoint le camping, c'est une 2x2 voies et ça circule pas mal. Je fais très attention en regardant souvent dans mon rétro, quand tout à coup, je vois juste devant ma roue une protubérance en ciment que je ne peux éviter.
Je décolle les 2 roues, mais je ne tombe pas. Le choc a été violent, ma roue est très voilée, la jante abîmée et un rayon est cassé. Je rentre au camping comme je peux et je tente de réparer, en vain. Il est tard, dimanche tout sera fermé, je dois rentrer à Lyon pour y prendre ma roue de secours. Je pars à 20h45 et j'arrive à 1h00 à Lyon, le temps de faire un peu de mécanique, de manger, prendre une douche, je suis au lit à 2h00.
Dimanche 21 Août :
7h00 : je suis debout, je rassemble mes affaires et je repars pour Guyancourt où j'arrive à 11h45. Je suis un peu fatigué, mais content d'être tout de même prêt pour le départ.
16h00 : nous nous engageons, tous les vélos spéciaux, dans la voie d'accès au départ. Il fait chaud, et nous attendons une grande partie du temps à l'ombre, il doit faire environ 28°c.
17H30 : C'est parti, dans un concert de Klaxons, nous nous élançons pour 1230 km, il y a du monde partout et c'est assez plaisant d'être sur le vélo.
Après quelques km, on commence à y voir plus clair, malgré la fatigue de mon trajet en voiture, ça va plutôt bien pour moi et j'avance assez vite. Je me retrouve un moment avec Transat. J'arrive à Mortagne au Perche (Km 140) assez rapidement, un peu moins de 30 de moy, puis après avoir roulé pas mal de temps avec des américains , j'arrive à Villaines-la-Juhel - C1 (Km 221) à 2h04. Je fais contrôler ma roue motrice au mécano car depuis quasiment le début elle fait un bruit bizarre. C'est en fait un léger voile du à un rayon complètement détendu. Après pointage de mon carnet de route, je repars.
La prochaine étape qui nous amène à Fougères C2 (Km 310) est sans difficultés, je roule toute la nuit avec des vélos couchés de tous pays, j'avance sans forcer, je sais que la route est encore très longue. 10 km avant d'arriver à Fougères, j'ai vraiment du mal, j'ai très envie de dormir mais ce 2è contrôle n'est pas loin. J'y arrive à 6h27, je pointe mon carnet de route, et je vais au self pour prendre un petit déjeuner où j'avale deux grands bols de café et des croissants. Finalement, l'envie de dormir est partie, je reprends la route pour la prochaine étape longue de 54 km. Et ça roule plutôt bien, jusque là le Perche nous offrait ces collines parfois raides, mais maintenant la route s'aplanit et la vitesse de croisière augmente, nous rattrapons d'ailleurs beaucoup de vélos. Les officiels à moto restent un bon moment derrière nous, sans doute pour nous protéger mais aussi pour nous surveiller et nous mettre des heures de pénalités si nous venions à faire une faute. Tinteniac C3 (km 364) est en vue, j'y arrive à 9h07 et ça va plutôt pas mal. J'ai opté pour passer le moins de temps possible dans les contrôles et rouler régulièrement sans trop forcer. Je repars donc 10 à 15 min après avoir fait pointer mon carnet de route. L'étape suivante est encore plus rapide, elle fait 85 km, mais c'est pas très vallonné. Le temps reste beau mais plus on avance moins la chaleur est prenante. Il faut dire qu'il faisait 38°c à Lyon le samedi quand je suis rentré pour ma roue. J'arrive à Loudéac C3 ( km 449 )à 12h56, je pointe mon carnet de route et je vais au campement AFB qui est juste à côté, Seb arrive 20 min après moi. Je dis juste bonjour et je repars, j'avance bien c'est pas le moment d'enrayer la mécanique.
Nous retrouvons un peu de relief et passons à Saint-Nicolas-du-Pelem (km 493) qui est un point d'accueil de la randonnée, il y a du monde et ça semble être la fête. Je continue ma route en compagnie de 2 VD, une italienne et un italien. L'italienne passe toutes les côtes en tête et j'ai du mal à suivre, elle appuie vraiment fort sur les pédales. Un peu avant Carhaix, je retrouve MikaBZH, peu de temps avant, c'est Eric son papa qui m'a dit que Mika était pas loin devant et effectivement j'arrive assez rapidement sur lui puis je fini par le lâcher peu avant Carhaix-Plouguer C5 (km 525) où je pointe à 16h36. Je suis fatigué, et j'avais programmé de dormir ici. Mais pour moi, ça a été encore mieux que prévu et il est vraiment trop tôt pour se coucher. J'opte pour rejoindre Brest sans dormir. Je vois Mika qui mange à la sortie du point de contrôle, il me dit d'y aller, et qu'au pire on se retrouvera à Brest. Je repars et ça va toujours aussi bien. Cette dernière étape avant Brest fait 93 km et nous devons passer le Roc Trévezel. Au bas du Roc Trévezel, je retrouve Jeff en vélo droit, avec qui j'ai fait le BRM 600 de Gap, il me dit qu'il a mal partout et qu'en me voyant avec le sourire, il ne va plus tarder à passer au vélo couché. La montée de ce roc est longue, 10 ou 15 km, j'arrive enfin au sommet, il tombe quelques gouttes, on se rapproche de la côte. Dans la descente, je vois Jéjon qui est déjà sur le retour, il est parti pour faire un bon temps et semble en grande forme. Je fais les derniers km avec un allemand en vélomobile MILAN. Dans la dernière descente nous apercevons le pont sur lequel nous arrivons vite, ça y est j'y suis, je traverse le pont à 10 ou 15 km/h pour profiter de cet instant, tout comme des Suédois qui prennent des photos. Reste que quelques km avant d'arriver au point de contrôle de Brest C6 (km 618) où j'arrive à 20h47. Je mange au self, il n'y a pas encore grand monde, Mika arrive puis vers 22h00, nous allons au dortoir pour une bonne nuit de récupération. Mika demande à être réveillé à 3h00 et moi à 5h30.
Bilan : Paris-Brest
618 kms en 27h15 arrêts compris, environ 5000m de D+, météo bonne, peu d'ennuis mécaniques, pas d'ennui physique.